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Energie et Télécom : secteurs de mafia !

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Energie et Télécom : secteurs de mafia !

Ce qui se passe cette année avec l’Energie au Sénégal et ce qui s’est passé en 2009 avec les Télécommunications sous la houlette de l’ARTP dirigée à l’époque par Daniel Goumalo Seck est la preuve que ces deux secteurs sont garrottés par une mafia obscure qui doit amener le Président de la République, la Justice et les citoyens en a tirer toutes les conséquences. Le prétexte de mauvais combustible avancé par la SENELEC pour expliquer les inadmissibles délestages enseigne qu’une vaste mafia gangrène le secteur de l’électricité au Sénégal.

Depuis 2000, près de 800 milliards ont été éjectés dans le secteur de l’Energie. Mais en raison d’une gestion prédatrice et parasitaire, la politique énergétique au Sénégal reste un honteux désastre avec une spirale de délestages inédits sanctionnés par une soumission ancillaire du peuple consommateur à des factures faramineuses insupportables. Au lieu d’apporter une solution à cette tragédie, Wade qui apparemment n’a aucun respect pour les Sénégalais invite à un retour éhonté aux archaïsmes d’une vie primitive en leur suggérant d’utiliser des bougies comme solutions alternatives ! Peut-être qu’il n’est pas bien informé sur cette sorte de mafia qui gangrène le secteur de l’électricité et des Télécommunications.

Devant le drame que vit la Nation, il reste coi comme son gouvernement qui, sans état d’âme, manifeste à l’endroit des populations une condescendance d’une ahurissante arrogance. Son silence, celui propre aux « grands bandits » dont parle Idrissa Seck , est illustratif. Il le rend complice de l’oligarchie affairiste qui étranglent la distribution normale de l’électricité. En soutenant que les délestages sont dus au déroulement d’un programme de maintenance perturbé par l’occurrence inopinée d’incidents d’exploitation et à un dysfonctionnement dans l’approvisionnement en combustible, le gouvernement confirme l’existence d’une oligarchie pernicieuse qui cherche à s’enrichir par des méthodes de soustraction frauduleuse . Ceux qui ont servi du mauvais combustible sont de ce lot. Les grands bandits cherchent toujours à avoir une marge dans les opérations courantes et les transactions. Et au Sénégal, cela se manifeste dans une très large part dans le secteur de l’Energie et des Télécommunication. Les 20 milliards de la Sudatel sont gravés dans l’histoire des forfaitures impunités et des soustractions frauduleuses. Le « détournement » de 1 milliard 600 millions commis par Daniel Goumbalo Seck et qui a été relevé dans le rapport N° 30/PR/IGE de l’IGE en date du 30 juin 2008 donne la preuve que le secteur des Télécommunications, comme par ailleurs celui de l’Energie, sont des espaces de festin où des vautours se comportent comme des pirates chasseurs de trésor.

Abdou Latif Coulibaly l’a dénoncé. La seul réponse du gouvernement a été d’activer un dossier marqué par l’usure du temps et de l’inculper pour recel de documents administratifs. Au nom de la République et pour les valeurs universelles de bonne gouvernance, Latif doit bénéficier d’un soutien national patriotique sans lequel toute une chaîne de permissivité détruirait le Sénégal. C’est le PDS et la Génération du Concret qui agissent. Le Parquet, c’est le Garde des Sceaux, père d’un accusé ; c’est aussi Wade, père d’un autre accusé. On comprend alors le Ministre de la Justice. Il est un homme de devoir au sens mobutesque du terme. Il est d’une « irréprochable compétence ».

Il sait magnifiquement solder les comptes. Son courage, son talent, sa condescendance autoritariste, son personnage dans l’univers agenouillé de Wade et sa station de favorisé et de protégé d’un système dont il fait partie des architectes lui permettent de s’entêter dans l’erreur.

Mais le secteur de l’Energie et celui des Télécommunications doivent être assainis. 800 milliards pour l’Energie. 20 milliards tirés de 80 milliards pour l’attribution obscure d’une licence de téléphonie. Et cette bamboula s’est étendue jusqu’à l’ARTP où l’ancien Directeur Général, Daniel Goumbalo Seck et d’autres se sont permis de s’adjuger pour leurs comptes personnels 2 % de cette contrepartie financière, soit 1milliard 600 millions de francs.

La justice doit, par conséquent, allée jusqu’au bout, quelle que soit les personnes accusées ou incriminées. Si ceux qui ont volé dans le secteur des Télécommunications et dans celui de l’Energie reste impunis, la Nation risque de se retrouver dans le sentiment délétère que tout l’appareil majestueux de la justice n’est qu’une fiction dérisoire. Pourquoi, diantre, laisse t-on libre cours aux voleurs de millions et de milliards qui se cachent dans leurs sinistres retranchements privés alors qu’on admet pas qu’un mendiant qui a faim dérobe un bol de bouillie de mil ?

Les Dioumblang sont bien là : ils volent des milliards ; on les met en détention provisoire ; puis on leur octroie une liberté provisoire qui, à la faveur de l’usure du temps, devient silencieusement définitive. Et ils disparaissent avec l’Argent du contribuable.

C’est ce qui semble se passer avec l’Energie. On l’a vécu avec les Télécommunications. Il suffit simplement de regarder droit dans les yeux ces voleurs et leur dire : accusés, levez vous !



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