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[ VIDEO ] Marche contre les violences faites aux journalistes : Réactions

  • Source: : Elle.fr | Le 29 juin, 2008 à 17:06:24 | Lu 20759 fois | 0 Commentaires
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[ VIDEO ] Marche contre les violences faites aux journalistes : Réactions

  Vidéo: SenegaalTV/Seneweb.com

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Ils sont hommes politiques, étudiants, syndicalistes, ou simples citoyens. Ils sont venus spontanément marcher avec les journalistes pour exprimer leur sympathie à une corporation mobilisée, suite aux violences policières contre Boubacar Kambel Dieng et Kara Thioune.

Réactions…

Me Assane Dioma Ndiaye, Président de l’Organisation Nationale des Droits de l’Homme du Séngal ( Ondh) :

« Personne n’est au dessus des lois. Un simple citoyen qui cause des blessures volontaires à un autre citoyen est placé sous mandat de dépôt par le procureur de la République. Aujourd’hui, la matérialité des faits est manifeste. La loi punit de tels actes. Nous connaissons les auteurs. Il n’y a pas de raison que dans un état de droit, quand une infraction est commise, la loi ne se déploie pas. Nous pensons que la justice sévira avec sévérité. Si jamais la justice ne fait pas son travail, nous porterons l’affaire devant les juridictions internationales compétentes. Aujourd’hui, il est important que des signaux forts soient lancés aux autorités pour que l’on sache qu’aucune atteinte à la liberté d’expression ne sera tolérée. »

Barthélemy Dias, secrétaire général des jeunesses socialistes :

« Je suis venu à cette marche pour manifester mon soutien et ma sympathie aux journalistes. Je suis là aussi pour dénoncer ce que je considère comme étant du banditisme d’Etat, de l’intimidation d’Etat, du terrorisme d’Etat. Le rôle d’un policier, c’est de protéger les citoyens et non de les agresser. Malheureusement, aujourd’hui, à la tête de ce pays se trouvent des assassins, des agresseurs, des commanditaires d’assassinats. Nous savons tous la suite qui a été donnée aux différentes affaires. Cette manifestation est certes un premier pas, mais les sénégalais doivent comprendre que la police sénégalaise est devenue depuis 2000 une police idiote, violente, arrogante, et insolente. C’est suite à l’infiltration dans la police des éléments du Pds, en l’occurrence les calots bleus. Les sénégalais doivent savoir qu’ils doivent se dresser pour défendre leurs droits, se dresser contre l’arbitraire. Ce qui s’est passé le week-end dernier au stade constitue une honte pour le Sénégal, une honte pour la démocratie sénégalaise. Je n’ai absolument aucun espoir quand à la suite qui sera donnée à cette affaire. A la tête du ministère de l’Intérieur se trouve un homme qui est loin d’être un exemple. Un homme qui nous rappelle l’époque de Mobutu. »

Dissa Preira, journaliste, 2S TV

« Il était important de descendre dans la rue aujourd’hui car nous sommes dans un pays où on a commencé à mettre dans la tête des gens que les journalistes sont des menteurs, des tricheurs, etc. Ce qui est faux. Les journalistes ont participé activement au changement dans ce pays. A la clé maintenant, on les tabasse. Nous ne pouvons pas accepter cela. Il y a une nouvelle génération de journalistes qui est là et qui n’acceptera jamais d’être bâillonné. »

Aliou Koloko, membre de l’Association Nationale de la presse sportive (Anps) :

« Durant la semaine, le travail d’information et de sensibilisation a été fait. C’est ce qui nous vaut cette mobilisation. Pour une marche qui a été préparée en moins d’une semaine, nous ne pouvons que nous réjouir de voir autant de monde. C’est un succès. Mais au-delà de ça, ce que je retiens, c’est cette de masse de citoyens venue nous rejoindre spontanément. Les gens sont conscients de la situation de dérive dans laquelle se trouve le pays. Les gens se sont mobilisés pour dire Stop, pour dire halte aux agressions, pour dire stop à l’impunité. Le plus important c’est que de tels actes ne se reproduisent plus. »

Boubacar Mbodj, RTA/S :

« Les libertés sont plus que jamais menacées au Sénégal. Ce qui est arrivé à Boubacar Kambel Dieng et à Kara Thioune n’est qu’un remake. Sur cette même place, quand les dirigeants de l’opposition ont marché, on leur a appliqué la matraque électrique. Ce qu’il faut savoir de cette matraque, c’est que c’est une arme de 200 000 volts qui, quand elle est aplliquée à certaines parties du corps, peut entraîner une mort subite. C’est inhumain. Le peuple à besoin d’autre chose que de matraques. Nous avons besoin d’eau, d’électricité, de pain. Je pense également que le parlement devrait réfléchir à un moyen de donner un minimum de formation aux policiers sur les droits élémentaires de la personne humaine ».

Moustapha Diakhaté, Parti démocratique sénégalais ( Pds)

« Je suis venu dire Non à ce qui s’est passé. Il faut maintenir cette mobilisation citoyenne. C’est le meilleur chemin pour que les droits de l’homme soient préservés au Sénégal. En ce qui me concerne, en tant que militant politique, je crois que le Pds a suffisamment souffert des répressions policières pour que sous le magistère d’Abdoulaye Wade, les sénégalais puissent en être libérés. Moralement, nous sommes tenus de faire en sorte qu’aucun citoyen ne soit violenté. Ce qui s’est passé est extrêmement grave et les enquêtes doivent être menées et les auteurs débusqués. Un sénégalais menotté et frappé, c’est de la violence gratuite. C’est de la bestialité. Les auteurs de ces actes doivent être sanctionnés sévérement pour servir d’exemples »

Mamadou Diop Castro, secrétaire général de l’Uden

« Cette marche est la marche de tout citoyen épris de démocratie, de justice sociale et de paix. Les syndicalistes conséquents, les journalistes conséquents et les hommes politiques conséquents ont le même destin et subissent le même sort que constitue la répression aveugle et barbare. Aujourd’hui l’affaire ‘’Kambel Dieng et Kara Thioune’’ est la goûte d’eau qui a fait déborder le vase. Alors il nous incombe à tous de lutter contre les bavures policières, mais également contre les politiques néfastes qui créent les conditions d’appauvrissement des populations. Les auteurs de ces agressions contre d’honnêtes citoyens doivent être identifiés, afin que des sanctions exemplaires leurs soient infligées. Le Sénégal est un pays de droit qui a enregistré des avancées démocratiques notoires, mais depuis quelques temps, il est loisible de constater un grand recul de la liberté d’expression à travers l’interdiction des marches, la répression de marcheurs, et la manipulation des textes de notre constitution. Le droit à l’information, la liberté d’expression et la garantie des droits de la presse doivent être de mise dans ce pays. Notre pays va à la dérive et la presse s’atèle à donner la bonne informations aux populations. C’est la raison pour laquelle elle constitue la cible des pouvoirs publics ».

Aïssata Tall Sall, chargé de communication du Parti Socialiste (Ps) :

« Ma présence se justifie par le fait que, d’abord je suis avocate, et ce faisant, en tant que défenseur et protecteur des droits des citoyens. Dans ce cas précis c’est l’article 6 de notre constitution garantissant l’intégrité physique des sénégalais qui a été violée par les forces de l’ordre. La deuxième raison est que je suis chargée de la communication au sein de ma formation politique qu’est le Parti Socialiste. Ainsi, les journalistes sont mes interlocuteurs de tous les jours. Enfin, en tant que citoyenne, je suis consciente de l’importance de la presse dans un état de droit auquel notre pays tend à être, mais qui se cherche en la matière ».

Ousmane Sow Huchard, Rassemblement des écologistes du Sénégal :

« Les écolos sont foncièrement partisans de la paix et de la justice sociale et notre drapeau est celui de la paix. Il faut renforcer l’arsenal juridique pour la protection des journalistes qui ont eut une excellente idée en mettant en place le Comité pour la protection et la défense des Journalistes (Cpdj). Par ailleurs les Journalistes doivent aussi faire leur métier en toute responsabilité, d’autant plus qu’ils sont incontournable dans la bonne marche de notre pays ».

Moussa Sy, député, Pds :

« Il est temps que l’Etat prenne des mesures disciplinaires contre les bavures policières. Ces dernières ne doivent plus être la règle mais des exceptions à la règle. Tous les citoyens doivent se lever et dénoncer les agressions physiques des forces de l’ordre à l’égard des honnêtes citoyens. Certes dans tous les Etats du monde, les relations entre pouvoir et presse sont toujours heurtées, mais il faut qu’il y ait de la part de tout un chacun un esprit de dépassement. Les policiers doivent changer de comportement dans l’exercice de leur fonction. Ils sont censés être lucides et responsables en portant leurs tenues. Le cas de ‘’Kambel’’ dépasse de loin les relations presse et pouvoir public car il pose encore le problème de l’environnement de l’équipe nationale de football. Si l’on remonte dans le passé il ne faut pas oublier le fait que Kambel est à l’origine de l’affaire de Vienna City lors de la Can 2008 ».

Abbé Patrick Colis de l’archidiocèse de Dakar, chargé des relations avec la presse :

« Je ne pouvais pas rester insensible à ce qui affecte la presse actuellement et l’église est derrière les journalistes. Les gens doivent adopter un comportement plus modéré à l’égard de la presse qui mérite une reconnaissance de la part de la nation ».

 


Auteur: NDeye Fatou Ndiaye et Amadou SA - Elle.fr

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