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Le « grossifesse », la nouvelle mode chez les Ivoiriennes

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Jul 23, 22:15
Slate Afrique avec AFP
21 Commentaires | Tags: grosse,fesse,la mode,Ivoiriennes,folles

En Côte d’Ivoire, plus les fesses sont grosses, mieux c’est. Une course en avant qui menace la santé de pas mal de femmes qui rivalisent d'ingéniosité autour de concepts multiples.

La filiforme Kate Moss et ses égéries n’ont jamais eu la cote à Abidjan. « En Côte d’Ivoire, pour être belle, il faut avoir un beau bassin », atteste Sarah, une commerçante de 34 ans, elle ajoute « les hommes préfèrent les femmes un peu fessues ».

Car les rondeurs sont signe d’opulence et de «bonne santé», explique le politologue Jean Alabro. Elles sont aussi gages de « maternités glorieuses », dont « les fesses sont le siège », poursuit-il. Tous les artifices semblent donc permis pour épanouir son séant.

Evelyne est vendeuse de « grossifesse », autrement appelé « botcho crème » au marché de Treichville, le plus important de la capitale économique ivoirienne. En nouchi, la langue de la rue, « botcho » signifie « vaste arrière-train ».

Cet onguent, produit à base d’« huile de foie de morue », de miel ou encore de beurre de karité, selon sa notice, connaît un succès inégalé. « C’est ma meilleure vente », affirme Evelyne, devant la crème « jolis seins » et la pommade « bazooka », qui sert à « affermir et grossir les membres » des hommes. Des dizaines de pots s’arrachent chaque jour, à 15.000 ou 25.000 francs CFA (23 ou 38 euros) l’unité, poursuit-elle. Une fortune en Côte d’Ivoire. Dans son petit kiosque, deux gros cartons destinés au marché ghanéen voisin attendent d’être emportés.

« Ce que Dieu donne, il faut garder »

Les résultats sont « garantis au bout de 30 jours » et durent, lance Evelyne, qui « il n’y a pas une seule cliente qui s’est plainte ». « C’est pas comme les comprimés, qui te font gonfler, et ensuite tu perds », ajoute-t-elle. Des médicaments « élargissants » vendus dans un packaging plus professionnel -la plupart venant de pays anglophones, notamment du Nigeria- sont également proposés aux clientes à Treichville. Souvent à base de corticoïdes, ils génèrent diabète, hypertension ou infections, pouvant aller jusqu’au coma, met en garde le Pr Fatima Ly, dermatologue-vénérologue à Dakar.

Dans la capitale sénégalaise, ces médicaments, souvent faux, créent un « énorme » problème de santé publique qui affecte des milliers de personnes chaque année, s’alarme-t-elle. Moins lourdes de conséquences : les « fausses fesses », sortes de culottes rembourrées, que tâte Christine à Abidjan. « C’est pour ma fille», explique cette retraitée de 56 ans. « Moi, j’ai déjà beaucoup de derrière, c’est lourd à porter », plaisante cette dame en robe jaune, qui refuse de communiquer son nom de famille mais assure préférer le « naturel » à l’« artificiel ». « Ce que Dieu donne, il faut garder », dit-il. Apparus il y a cinq ans, ces compléments fessiers se vendent comme de petits pains, à 9.000 FCFA (13,7 euros) l’unité, se réjouit Kader Camara, le propriétaire du magasin.

« Avant, on n’avait pas ce genre d’articles. C’était un secret de femmes qui, pour aller danser, se cousaient plusieurs pagne s» afin de gonfler leur derrière, raconte-t-il.

Les insatisfaites de leurs cuisses se voient aussi proposer des rembourrages grossissant le haut des jambes, appelés « pistolets », poursuit le commerçant qui, pour expliquer ce terme, mime le geste d’un cow-boy, les bras le long du corps et rangeant ses revolvers.

Des lipo-injections dans les fesses

Autre technique d’élargissement, le bouillon cube Maggi, omniprésent dans la cuisine africaine, se verrait détourné de son usage alimentaire…

« J’ai une amie d’amie qui en prenait sous forme de suppositoire pour faire grossir ses fesses», assure Francine, jeune trentenaire. Cette pratique, apparue en RD Congo, a même donné lieu à une chanson dans ce pays. Les femmes « pensent que comme c’est gras, ça va leur faire prendre du volume », observe-t-elle.

« Le bouillon doit être utilisé pour la cuisine », commente sobrement Peggy Diby, communicante pour Nestlé/Maggi en Afrique de l’ouest, qui s’interroge sur la « véracité » de cette pratique. Pour les plus argentées, reste la solution bistouri, qui passe par une opération hors de Côte d’Ivoire.

Le chirurgien plastique parisien Robin Mookherjee, qui vient chaque mois à Dakar, indique avoir vu passer « des centaines de patientes » ouest-africaines, notamment ivoiriennes, influencées selon lui par la culture négro-latino-américaine. Il cite aussi le cas de Maliennes venues le consulter depuis Tombouctou à la première occasion, dès que les combats ont cessé dans leur pays. Autant de femmes prêtes à payer 3 à 4.000 euros pour se faire « lipo-injecter» dans les fesses leur propre graisse, prélevée dans leur ventre ou leurs bras.

 

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commentaires

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  • Dokhankat

    une femme avec de grosses fesses ! je suis prêt à braquer le siège de la bceao pour lui donner l'argent

  • Lalkat

    yalla boka deup, lou bari ngay am

  • Senegalais37

    je ne vois pas ce qu'il y a de beau chez une femme grosse, aux gros seins et aux grosses fesses ???
    pourquoi la plupart des africains leur courent derrière ???

    ce n'est même pas esthétique ni hygiénique et c'est souvent de grosses paresseuses.

  • Waxofixer

    parles pour toi... cette appreciation est purement subjective donc ce qui te plait pas pourrait rendre fou une autre personne !!!

  • Senegal

    boune bou reuy diarna milliards

  • Tils

    djiguenne amoul tate youreuye beuguouma la femme de mon oncle elle a gros fesse mais dinama raye rek

  • Matessa

    a part attirer l' attention et des probleme, j'ai du mal a voir a quoi cela peut servir. haa, si, se gaver et flammber comme on a l'habitude de nous voir.
    apres on dit que l' affrique est pauvre, mais je voie qui y'en qui se gavent;
    faut pas se leurer, tu dormira jamais sur tes deux oreilles.

  • Liwboy

    togual fofou...tu dis pas savoir à quoi ça sert.... taate bou reuy...c est un trésor...boula seed bi diapé,nga am beneu ..tu comprendras. mane dé, mom rek layweur...surtout taaat bou reuy,def seur boy oyoff and no panties... kokou moy lekeu sama xaliss...pas ay dakhanle et sous fesses.... ngandi tàate...i like

  • Oceanwakh

    taatou noope walla taatou kony walla corniche 4 point cardinaux cé ca lafrique yeep bakh naniou:
    taat danioukoy neekhal ba mou neekh

  • Taillefine

    waay taay wou reuy loumouy diarigne, dayy you bari kepp, doxott you tooy xepp, leuf lou touti ndong. bayiléen séen tiaaxan yi waay les jeunes filles, nekk léen ayy nitt walla book ngéen di ayy golo!

  • Mye

    j'en ferai un excellentissime usage !!
    oh mon cœur me lâche !!!

  • Xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

    les africaines ont naturellement de grosses fesses...g ne vois pas pourquoi elles ont besoin de se ruiner la sante pour de conneries comme si ct des europeennes au moins on comprendrait!