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Reportage sur les Maisons closes à Dakar : oasis pour prostituées

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Jul 23, 22:15
Actusen
10 Commentaires | Tags: maison,changes,en,maison,passe,dakar

Alors que beaucoup de jeunes peinent à trouver un emploi pour subvenir à leurs besoins primaires, le sexe à portée de tous semble être ce qui se commercialise le mieux à Dakar, la capitale sénégalaise.
La prostitution dite « moderne » ou « civilisée » fait son apparition. Et a pris le dessus sur le racolage classique sur les trottoirs et les milieux interlopes. Les prostituées ne font plus la rue, comme jadis. Tout comme, les filles célibataires n’ont plus le visage lacéré ou ébouillanté par l’épouse légitime, en rôdant aux alentours des époux infidèles.

C’est désormais dans de rutilantes voitures ou en taxi qu’elles débarquent aux lieux de rendez-vous. Il s’agit des maisons closes, qui, comme les salons de massage à dessein sexuel, ont fini de ringardiser les auberges. Échappant au contrôle de l’Etat et fréquentées par toutes les couches socioprofessionnelles, ces maisons sont devenus des « endroits pour briser » les ménages. Et pour cause, ceux qui découchent, prétextant des séminaires en week-end, pour se tirer des griffes de leur conjoint (e), se la coulent  dans ces endroits. Il suffit de débourser le prix de la passe de la chambre et on est libre comme de l’air avec sa…compagne ou son copain dans un endroit calme et sûr.

Le business est devenu si florissant qu’on y note l’arrivée des Chinois. Ces derniers achètent des bâtisses et mettent en marche leur commerce. Où, le sexe, la drogue et l’alcool dictent leur loi. Reportage !

Un dimanche du mois de janvier à Dakar. Un vent frais et humide souffle sur la capitale. En cet hiver boréal, le port vestimentaire change, à tout point de vue. De jour comme de nuit, on enfile des pulls ou autres vestes pour se protéger du froid. Les souhaits pour une année 2017 de paix et de santé, continuent d’affluer. Sur les réseaux sociaux comme de bouche à oreille. Les accolades tout aussi.
Mais au-delà de cette routine séculaire, la capitale sénégalaise est plutôt hantée par un nouveau phénomène : la prolifération des maisons closes où la prostitution déguisée fait des ravages. Où le conjoint, qui désire tromper sa partenaire avec sa copine, vient se taper quelques moments d’ultra-plaisir. Et où des prostituées de luxe, comme on les appelle dans le jargon, ont trouvé un autre moyen d’exercer leur travail.

Sexe à vil prix, alcool et drogue au menu…un drame social
Elles ont du cran à revendre. Soigneusement habillées, en smoking ou en tenue sexy, ces travailleuses occasionnelles du sexe, envahissent ces maisons closes. Où; sans tambours ni trompettes, elles rencontrent leurs clients. Passent des moments torrides dans la discrétion et repartent comme si de rien n’était. Loin des regards indiscrets.

Du centre-ville à la banlieue, en passant par certains quartiers résidentiels de la capitale, des maisons closes poussent comme des champignons. Le sexe y est banalisé. L’alcool et la drogue aussi. Dans une atmosphère détendue. Ces lieux de prostitution sont gérés par des hommes comme des femmes. Le business, qui en découle, rapporte et nourrit son homme. A tel point que les Chinois, nouvellement arrivés au Sénégal et à la recherche effrénée du gain, ont investi le milieu pour se remplir les poches.

Des Chinois au cœur du business du sexe…à Dakar
Dans le quartier résidentiel du Point E, une maison anodine attire tous les regards. Peinte en rose et avec la même architecture que toutes les autres, elle tient pignon sur rue à l’Avenue des Ambassades. Cependant, à la différence des autres maisons dans ce quartier réputé très calme, un défilé incessant, de jour comme de nuit, accompagné par les klaxons ininterrompus des véhicules en rangs serrés, rythme son quotidien qui contraste d’avec la quiétude du quartier.

« Il y a, ici, une maison de passe. Les gens viennent de tous les coins de la capitale pour se la couler douce avec des filles d’un autre acabit », souffle un gardien assis à la devanture d’une maison non loin de là. Il ressort de nos investigations que cette maison close est gérée par des Chinois. Nos tentatives d’en savoir davantage sont restées vaines, tant le lieu est sécurisé. Après ce quartier où les nuits et les jours se confondent, du fait de sa fréquentation à haut débit, cap sur Grand-Yoff.

Comme les bars à chaque coin de rue, Grand-Yoff est aussi réputé pour ces maisons closes. « Il n’y a pas de secret. La promiscuité et le surpeuplement du quartier sont à l’origine de tout ce bordel », fulmine un jeune, dépité. Trouvé non loin du Commissariat de Police de la ladite localité en compagnie de ses camarades, notre interlocuteur d’en donner les raisons.

Une maison close tous les 1000 m² à Grand-Yoff
« A Grand-Yoff, trois, voire quatre jeunes peuvent se partager la même chambre. Les emplois du temps, pour tout ce beau monde, ne sont pas les mêmes. Les uns travaillent le jour, les autres la nuit. Pis, certains sont sans emploi. De ce fait, quand l’un d’entre eux veut passer de bons moments avec sa copine, c’est difficile de rester dans son intimité pendant des heures», explique ce jeune garçon, employé comme gardien dans une société de la place.

A peine Actusen les avait-il dépassées, qu’on lui indiqua une maison close non loin de l’Eglise Saint-Paul. Un blasphème ? La route sablonneuse, qui y mène, est fortement fréquentée. Des femmes en file indienne, reviennent du marché. Elles passent et repassent. A l’angle, un groupe de jeunes désœuvrés, joue à la belote. Crient à chaque carte qui tombe sur la table de jeu. Les joueurs, quant eux, sont concentrés et pensent au résultat qui va suivre. Bientôt.

 

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commentaires

live comment
  • Deeejay

    waaakhou lenn fii doul

  • Teumbeul

    les prostituées de luxe, plus précisément les "tiagas" de maison, sont désormais plus nombreux que les prostituées de la rue. il faut pas aussi oublier que le maroc est prisé pour les femmes et hommes en congé mariés ou non mariés. les femmes intellectuelles doivent bien surveiller leurs maris qui les bluffent par de faux séminaires, voyages d'affaires, etc. et vice versa. djoloffa tass, même certains bureaux de travail ne sont pas très loin de "maisonnettes closes", lors des heures de pause, bonjour les actes charnels, les réchauffements, les séances de jambes en l'air. deuk bi léegi mooy loolo, mariés, célibataires, divorcés, etc., boo niamoul yaw la neex! l'époque des diom, ngor, kersa, ndiombéel, est révolu au profit d'une liberté sexuelle excessive, voire d'une licence.

  • Imb

    tiaga diangui si bire keur yi yor sène appartement xéssal ba wékh lék ba tolni gnèye